Les clés de réussite d'une certification ISO 9001
Comment réussir une certification ISO 9001:2008? La justification de la certification ISO 9001 est un prérequis incontournable. En effet, toute entreprise est confrontée à la contrainte permanente de recherche d’améliorations, de réduction de coût, de réduction de délai, de suppression des rebuts et des déchets, d’amélioration de la rentabilité, d’amélioration de la qualité, en raccourcissant le cycle de vie des produits et des services, et à l’expression de nouveaux besoins par la clientèle.
Voici ci-dessous les 10 clés pour réussir une certification ISO 9001:
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Une volonté affirmée de la direction générale
- La volonté
Cette première clé ouvre la porte principale qui donne accès à un projet qualité quel qu’il soit. Que ce projet concerne une certification complète ou simplement un ensemble d’actions d’amélioration. La réussite de l’utilisation des neuf autres clés dépendra du niveau et de la force de la volonté de la direction générale.
La direction générale (DG) est le commanditaire, le maître d’ouvrage du projet qualité et certification. C’est elle qui commande, qui paye, qui vérifie ce qui a été fourni (les livrables). Elle constitue le principal bénéficiaire du retour sur investissement du projet.
- La cible
Elle constitue le but à atteindre ou la finalité des travaux à entreprendre. Elle matérialise l’expression des objectifs tels qu’ils sont fixés par la direction générale. Elle va s’exprimer sous la forme d’éléments précis et mesurables.
- Les moyens
Une volonté politique, des objectifs…, cela ne suffit pas pour atteindre avec succès la cible définie. Un postulat, sans cesse vérifié, affirme « que l’on ne peut rien faire sans des moyens ».
- Le pilotage
Un projet ressemble à un mécanisme. Il dispose d’organes de fabrication et d’un organe de commande qui régule et qui gouverne. Le pilote est un élément clé du dispositif d’un projet. C’est lui qui est aux commandes, afin d’assurer la bonne coordination entre tous les projets et les actions opérationnelles de conduite quotidienne de l’entreprise. Donc, seule la DG peut piloter l’ensemble.
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Les processus d’un projet qualité maîtrisé
Cette deuxième clé ouvre la porte du chemin à suivre pour atteindre l’objectif visé par le projet. La maîtrise du projet qualité est assurée par le recours à l’expérience. La capitalisation des expériences antérieures est décrite dans la formalisation des processus. La « feuille de route » constitue la démarche méthodologique à suivre pour réussir dans de bonnes conditions (de coût et de délais).
- Le besoin de méthode
Un projet qualité visant l’obtention du certificat, comme n’importe quel projet d’ailleurs, ne se décide pas sur « un coup de tête ». Il doit être préparé et planifié. Un projet prend du temps et consomme des ressources, il en résulte un coût.
- La démarche méthodologique
Les apports d’une démarche méthodologique résident dans :
- l’obligation de préciser les objectifs exacts de ce qui est attendu (les
livrables) ;
- la nécessité de définir qui est responsable de quoi (les décideurs, le pilote),
qui fait quoi (les acteurs) ;
- la capacité à lister les tâches du projet (processus et étapes) ;
- l’organisation des moyens de suivi et de contrôle.- Sept étapes pour réussir un projet qualité (méthode 7 S)

- La gestion du projet
Comme tout projet quel qu’il soit, le projet qualité/certification doit être géré. Pour cela, le lecteur pourra se reporter aux nombreux ouvrages et à la documentation existants sur ce thème.
- La feuille de route du chef de projet
La maîtrise du pilotage d’un projet dépend d’une bonne et fine analyse des travaux à réaliser, de la répartition détaillée des rôles et des responsabilités et d’une description précise des livrables attendus.
- Le contrôle
Comme tout projet quel qu’il soit, le contrôle et le pilotage s’effectuent par rapport au plan (tâches, livrables, charges, coûts, délais, planning…) établi au préalable.
- Les outils
Sur le marché, il existe de nombreux outils de gestions de projet. Ces outils utilisent la représentation graphique PERT, et sont complétés par des tableaux de bord qui automatiseront de nombreuses tâches administratives du chef de projet.
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Des acteurs motivés
- La direction générale
La direction générale (DG) est un acteur clé de la réussite du projet. Elle assure le rôle de maîtrise d’ouvrage (commanditaire, décideur, pilote). C’est elle qui a choisi d’engager et de financer le projet.
- Le responsable assurance qualité
Le responsable assurance qualité (RAQ), ou directeur qualité, est le chef du projet qui, sous l’autorité de la DG va conduire (faire et faire faire) les différents travaux conformément au planning préalablement établi.
- Le consultant accompagnateur
Le consultant accompagnateur va apporter à l’entreprise son expérience et son savoir-faire.
- L’organisme de certification
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Bien cibler le périmètre
Une bonne intégration du SMQ dans l’entreprise
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La formation du personnel
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Des revues de direction efficaces
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Des audits internes qui fonctionnent bien
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La volonté de tous pour les améliorations
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Des choix pertinents de mesure
L’organisme de certification accrédité COFRAC sera choisi par l’entreprise en fonction de sa taille et des secteurs d’activités pour lesquels il est compétent.
Cette quatrième clé ouvre la porte du champ d’application de l’entreprise concerné par la certification. En fait, face à la problématique de la certification l’entreprise peut choisir de l’appliquer à la totalité de son organisation ou bien seulement à une partie de son organisation plus ou moins importante.
De cette stratégie découle le périmètre du projet certification bien sûr. Mais ce choix doit correspondre à la stratégie de l’entreprise en terme de commercial, de développement, de structure et de management.
Cette cinquième clé ouvre la porte des retours sur investissement d’un projet certification. En effet, malgré tous les avantages de différentiation commerciale que peut procurer
le certificat, le plus grand bénéfice obtenu est constitué par les retombées internes d’un tel projet.
L’entreprise doit en profiter pour remettre en question un certain nombre de points : son organisation, ses méthodes, ses pratiques, ses moyens, ses outils, ses mesures… tous les paramètres qui contribuent à l’amélioration.
Cette sixième clé ouvre la porte de la dimension humaine et sociétale non seulement du projet mais aussi de la pérennité du système de management de la qualité. Donc de l’avenir de l’entreprise. En effet, il est capital que chacun des acteurs concernés s’approprie le système de management de la qualité, le fasse vivre et évoluer. Pour réaliser cet objectif, chaque personne de l’entreprise est concernée et y contribue. Ce n’est pas l’affaire exclusive de la direction générale, du responsable qualité, du management. C’est l’affaire de tous.
Les efforts de formation du personnel vont porter en premier lieu sur le projet de certification, puis, en deuxième lieu, être déployés dans tous les domaines et être complètement intégrés à la vie de l’entreprise.
Cette septième clé ouvre la porte du contrôle (et donc du pilotage) du système de management de la qualité par la direction de l’entreprise.
L’exigence de revue de direction ne doit pas être considérée comme une contrainte documentaire tatillonne à laquelle il faut se soumettre de mauvaise grâce.
Bien au contraire, la direction de l’entreprise doit la mettre à profit comme un outil de progrès.
Des revues de direction bien comprises, bien gérées et bien utilisées son un puissant moteur d’amélioration.
Cette huitième clé ouvre la porte des méthodes d’évaluation du système de management de la qualité. En effet, avoir un SMQ bien construit, très complet et bien documenté est une condition nécessaire mais pas suffisante pour la réussite de la certification.
Il faut apporter la preuve, tout d’abord, que le SMQ est en place et utilisé de façon opérationnelle, et, qu’ensuite il continue à fonctionner sans déviation et s’améliore de manière permanente.
Cette neuvième clé ouvre la porte de la finalité de toute démarche qualité. La démarche d’amélioration correspond à la recherche d’un mieux faire ou d’un mieux-être. Ce sentiment de quête d’un absolu parfait pourrait apparaître comme une utopie.
Comme dans la pratique d’un exercice sportif professionnel de haut niveau, ce qui constitue la motivation de tout progrès c’est la volonté de repousser les limites du possible et de décrocher un nouveau record.
Cette dixième clé ouvre la porte de sortie des appréciations subjectives. Les améliorations, comme les régressions d’ailleurs, doivent pouvoir se mesurer et se quantifier. Sinon les acteurs du projet ne pourront pas apprécier la concrétisation des efforts accomplis.
En l’absence d’informations chiffrées sur la réalisation des objectifs fixés :
– si la cible est manquée il n’y a pas d’incitation à progresser ;
– si la cible est atteinte ou dépassée l’impression de satisfaction est inexistante.
Dans les deux cas il en résultera une perte de motivation pour les acteurs du projet d’entreprise.

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