Développer les capacités de l’entreprise par une meilleure gestion des frontières
Une étude de la gestion des frontières concerne, d’une part, l’organisation interne de l’entreprise, avec l’analyse des situations de coopération de conception, et, d’autre part, deux ou plusieurs firmes lorsqu’elles s’engagent dans un codéveloppement.
Des études qualitatives réalisées dans des entreprises des secteurs aéronautique et spatial permettront de décrire ces processus de collaboration : types de relations développées, résultats produits et effet sur l’élaboration d’actifs immatériels.
COOPÉRATION ET CAPACITÉS NOUVELLES : UNE NOUVELLE GESTION DES FRONTIÈRES
Le recours accru à des pratiques coopératives peut être vu comme le passage d’une vision statique, en fonction de critères a priori, à une vision dynamique dans laquelle les entreprises procèdent désormais à la construction de processus d’apprentissage cherchant à tirer parti des avantages de la coopération (notamment en termes de performance de conception), tout en aménageant des dispositifs pour en gérer les difficultés et les risques.
Enfin, d’une certaine manière, l’organisation interne de l’entreprise est affectée par cette gestion dynamique des frontières ; de nouveaux dispositifs transversaux reflètent une volonté d’atténuer les frontières internes pour construire parallèlement aux activités courantes le fondement à long terme de stratégies de développement.
La coopération verticale dans l’entreprise étendue : partage du risque et constitution d’un patrimoine immatériel commun
Le secteur de l’aéronautique a développé un mode de relation avec ses fournisseurs ou sous-traitants (F/ST) dont les caractéristiques s’insèrent dans une construction organisationnelle qui renvoie au concept d’entreprise étendue [Richardson, 1972]. La dépendance consentie par les entreprises organisées sur le mode du réseau possède un impact positif sur la productivité globale de l’ensemble.

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