La dynamique des flux et l’autofinancement dans les entrepises
Le dynamique des flux dans l’entreprise est un aspect essentiel du diagnostic financier. La notion de flux renvoie à celle de période et de durée. Le choix de l’horizon est ici imposé par le cadre de l’exercice comptable. De manière traditionnelle les flux s’analysent sur l’horizon annuel de l’exercice.
Un flux de fonds n’est qu’un flux de trésorerie potentiel. Cette distinction cruciale est particulièrement importante pour l’analyse d’une ressource de l’entreprise qui joue un rôle central dans le diagnostic financier : l’autofinancement.
Les soldes intermédiaires de gestion
Les soldes intermédiaires de gestion, ou SIG, constituent la succession articulée des flux issus du compte de résultat. Cette ensemble complet de variables se justifie car le diagnostic financier ne peut se satisfaire du simple solde global du compte de résultat. Le bénéfice net, ou la perte nette, sont le fruit de toutes les charges et de tous les produits de l’exercice. Ce solde net est la somme d’éléments hétérogènes qui relèvent de types d’opérations différents. Il serait délicat de s’y arrêter car rien a priori ne permet de justifier une comparaison dans le temps dont les éléments sont hétérogènes. Le PCG, dans son système développé, met en évidence sept soldes intermédiaires dont l’objectif est de montrer la genèse du résultat de l’entreprise et d’analyser sa composition en procédant à un calcul en cascade.
Les différents SIG sont :
– la marge commerciale ;
– la production ;
– la valeur ajoutée produite ;
– l’excédent brut d’exploitation ;
– le résultat d’exploitation ;
– le résultat courant avant impôts ;
– le résultat exceptionnel.
L'autofinancement
L’autofinancement est le flux de fonds correspondant aux ressources internes dégagées par l’entreprise au cours d’un exercice. Le compte de résultat mesure des coûts. L’autofinancement est un flux de fonds qui représente le surplus monétaire potentiel dégagé par l’entreprise au cours de l’exercice.
L’autofinancement d’exploitation
L’autofinancement d’exploitation est le flux encaissable issu de l’exploitation de l’entreprise :
L’excédent de trésorerie
L’EBE et la capacité d’autofinancement sont des flux de fonds, c’est-à-dire des surplus monétaires potentiels. Or, l’analyste financier souhaite connaître les flux de trésorerie réels encaissés (ou décaissés) effectivement au cours d’un exercice. C’est le sens du terme cash-flow qui fait référence au flux généré par l’entreprise dans le cadre de son activité. On retrouve à ce niveau la différence de niveau d’analyse entre EBE et CAF : dans le premier cas, on définit un excédent de trésorerie d’exploitation (ETE ou cash-flow d’exploitation), dans le second cas on utilisera l’excédent de trésorerie global (ETG ou cash-flow global).

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