Le management sociétal
Le management sociétal se définit par la manière de conduire une organisation, de la diriger, de planifier son développement et de la contrôler. De l’organisation scientifique du travail (Taylor) aux besoins d’organisation structurelle de l’après deuxième guerre mondiale, de nombreux auteurs ont soulevé la nécessité de compléter les capacités de gestion et d’organisation du travail par une capacité à motiver l’ensemble des acteurs de l’entreprise.
L’aptitude au management tient compte de la capacité à identifier un individu concerné par l’action, dans ses quatre niveaux de profondeur.
Le manager libéré
- Le pouvoir d’identification et le management sociétal
Le manager sociétal sait utiliser ses aptitudes à l’auto régulation pour luimême et ses collaborateurs. Ce manager est un homme « libre » car si le pouvoir est la puissance sur les autres, puissance et pouvoir dépendants de la présence et de la dépendance des autres, la puissance sur soi est la liberté.
Le manager sociétal est un libérateur. Il se libère lui-même et libère les talents de ses subordonnés. Il se projette vers son avenir et ne craint pas l’évolution de ses subordonnés. Il prépare sa mobilité et la leur.
Les rapports d’influence et de dépendance
Pouvoir refléter notre compréhension de ses sentiments, pour qu’alors dans l’acceptation inconditionnelle (mouvement de différenciation menant à l’individuation) et l’empathie (mouvement de proximité), la personne écoutée puisse mieux explorer les aspects cachés de son mode intérieur, examiner ses attitudes et ses sentiments et découvrir certains aspects cachés d’elle-même dont elle n’était pas consciente auparavant.
- Pouvoir, motivation, autonomie, productivité
La productivité est dépendante du rapport entre le degré de motivation et celui d’autonomie. L’exercice d’un pouvoir coercitif induit automatiquement, à moyen terme, une baisse de productivité. Au-delà de cette baisse de productivité, les subordonnés marqueront leur opposition en se réfugiant dans des conflits sociaux. Comme nous l’avons étudié, ce pouvoir conduisant à une baisse de la motivation et privant les individus de toute autonomie est néfaste à l’entreprise. À l’opposé l’exercice d’un pouvoir d’identification favorisera le déclenchement des processus de motivation, l’autonomie, et augmentera les seuils de productivité. Le travail exécuté de manière responsable répondra à des critères de qualité nécessaires à la satisfaction du client.
Parvenir à l’empowerment
Les auteurs ont élaboré plusieurs définitions concernant le concept d’empowerment. L’analyse du concept d’empowerment réalisée par Le Bossé et Lavallée (1993) a permis de dégager certaines constantes se retrouvant dans la majorité des définitions applicables à l’empowerment. Les notions de caractéristiques individuelles (le sentiment de compétence personnelle, de prise de conscience et de motivation à l’action sociale), ainsi que celles liées à l’action, aux relations avec l’environnement et à sa dimension dynamique font l’unanimité.
Influence de l’approche
• Influence sur les responsabilités organisationnelles
La gestion du temps
Elle concerne :
– l’ordonnancement des tâches ;
– la distribution des tâches ;
– le contrôle de la répartition équitable des tâches : justice distributive.
Par l’identification des personnes concernées par les tâches, la pratique des concepts étudiés favorise une vision équilibrée de la distribution et du partage des tâches. Cette répartition, définie en fonction du seuil d’autonomie, donc de la motivation de l’individu, garantira un degré de performance beaucoup plus élevée.

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